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Lara à la recherche du papyrus d'Anubis

Lara Croft à la recherche du papyrus d'Anubis, par Valérie, le 04 juillet 99.

La Pyramide d'Anubis et le papyrus n'existent PAS... Peut-être que cette histoire fera l'objet du Tomb Raider IV.

CHAPITRE I

Elle était là, assise sur sa balancelle. Elle avait attaché ses cheveux bruns assortis à ses yeux. Devant elle s'élevait son immense demeure de Paris, faite de briques rouges, où le lierre envahissait la façade est. Son jardin était immense, elle était très heureuse dans cette maison.

Edgar, son fidèle valet lui apportait son thé. Elle posa son livre "L'histoire des pharaons" sur la petite table à côté d'elle, et se leva faire une petite promenade dans sa propriété. La tasse à la main, elle marchait en direction du parcours où elle s'entraînait et maintenait sa forme. De hauts piliers et du matériel de gymnastique s'étalaient sur plus de 100 mètres. Puis, elle passa à droite, et se retrouva dans l'allée principale devant laquelle se dressait la porte d'entrée. Son jardin ressemblait à celui de Versailles en plus petit. Lara se dirigea vers la porte et entra dans le hall principal, où deux escaliers partaient à droite et à gauche. A gauche, la cuisine. La grande cuisine. Elle but un petit coup et posa sa tasse de thé :
"Je vais piquer une tête dans la piscine, pour me rafraîchir". Il est vrai qu'il faisait une chaleur pesante ! Elle sortit de la cuisine, mais par une autre porte. Encore une grande salle rectangulaire, avec des lustres de cristal suspendus au plafond. En face , il y avait une autre porte, ouverte. En entrant on découvrait une piscine aux dimensions olympiques. Sans se préparer à la température de l'eau, elle se mit au bord de la piscine, se tourna face à la porte d'entrée, et exécuta un superbe salto arrière ! Elle pénétra dans l'eau et fit quelques brasses avant de ressortir.

Lara Croft était une fille téméraire. Puis, l'air décidé, elle monta dans sa chambre et prépara sa valise. Edgar la rejoint et lui demanda :
"Que faites vous ?"
Sans même le regarder, elle lui ordonna de chercher son livre dans le jardin. Il obéit sans sourciller.

Elle était maintenant prête à partir pour l'Egypte. Son livre rappelait la vieille légende qui parle des souterrains de la Pyramide d'Anubis, où repose le légendaire papyrus d' Anubis. Ce papyrus renferme toute l'histoire des pharaons. Mais ce qui l'intéressait le plus, c'était de savoir comment la Reine Aniba avait été tuée. Elle sortit de sa demeure et dit à son valet de s'occuper des plantes et de la maison en son absence. Ensuite, vêtue de son ensemble noir en cuir, elle ferma la grille, prit les clés de sa moto, se dirigea vers le hangar, et s'installa sur sa machine en direction de l'aéroport pour prendre le vol 57 "Air France".

CHAPITRE II

Elle entra dans l'avion et s'installa près d'un hublot, afin d'admirer le paysage. Une femme d'environ 10 ans son aînée, c'est à dire 37 ans, s'assit à côté d'elle :
"- Bonjour ! Je suis Adrienne Proston, guide touristique en Egypte. Et vous, qui êtes vous ?" demanda-t-elle en regardant Lara avec ses grands yeux bruns.
"- Lara Croft, je suis archéologue et j'adore l'aventure. Ma grande passion c'est l'Egypte et les civilisations antiques en général.
- Et bien si vous aimez tant les histoires des Pharaons, je vous propose la visite de la plus grande pyramide d'Egypte, la pyramide d'Anubis."

Lara fut tout de suite intéressée, et lui dit avoir lu un livre sur cette Pyramide, et qu'elle la visiterait sans aucun doute. Lara commencerait d'abord par une simple visite, puis se faufilerait une nuit dans la pyramide pour essayer de trouver le Papyrus. Mais elle n'en parlerait à personne !

Pendant le voyage, Madame Proston lui dit que le tombeau où repose le corps d'Aniba était introuvable. Mais elle ne savait pas que Lara allait faire ses recherches personnelles ! Elle lui dit aussi que les chercheurs avaient trouvé une clé dans la pyramide, mais pas la serrure correspondante. Durant tout le voyage, Lara lut et relut le livre, afin de retenir les informations les plus importantes.

Enfin, l'avion atterrit. Elle sortit et sa compagne de voyage lui conseilla de descendre à l'hôtel "Chez Isis". Adrienne salua Lara et partit. Lara était seule dans le hall de l'hôtel. Le plafond haut était soutenu par des colonnes de marbre. La tapisserie rouge allait très bien avec le carrelage noir du sol. De part et d'autre du bureau de la réception étaient disposés des pots de fleurs. La bureaucrate rousse portait une sur-chemise bleu turquoise. Cet endroit plaisait beaucoup à notre jeune femme !

Elle alla consulter la réceptionniste qui lui donna la chambre numéro 252 au deuxième étage. Lara prit l'ascenseur, et s'engagea dans un long couloir aussi rouge que le hall. Au bout du couloir, Lara vit enfin la porte de sa chambre.

Elle ouvrit la porte et découvrit un salon extrêmement vaste. Il y avait une porte à droite et deux portes à gauche. Celle de droite donnait sur une mignonne salle de bain dans les tons bleus. La première porte de gauche donnait sur la chambre à la tapisserie violette, la dernière porte était celle de la cuisine. Lara était ravie d'avoir un appartement aussi luxueux ! Le canapé était très confortable tout comme le lit sur lequel elle avait jeté ses affaires en entrant. Un petit balcon donnait sur le port d'Alexandrie. Il était environ 19 h 30. Lara prit une douche, mit une petite robe blanche à fleurs bleues, et rangea ses affaires.

Puis, elle prit son sac à main rouge et partit se promener. Elle quitta l'hôtel et alla sur le port. C'était l'heure où les pêcheurs rentraient. Un petit vent frais faisait flotter ses cheveux. Soudain, quelqu'un l'appela. Lara l'entendit tout de suite et se retourna. Derrière elle se tenait une femme en chemisette bleue et en pantalon blanc :
"Adrienne ! Que faites-vous ici ? demanda Lara.
- Je fais une petite balade, j'étais sûre de vous trouver ici, affirma Adrienne.
- C'est un excellent hôtel, Chez Isis. Je vous remercie beaucoup." dit Lara.

Alors, une camionnette noire arriva, d'où cinq hommes surgirent. En entendant leur accent, Lara comprit que c'étaient des italiens ; l'un d'eux s'écria :
"Angelo, Pablo, Toni, Alberto ! Vite la navette va partir !
- O.K, Antonio !"
Lara en conclut que leur chef s'appelait Antonio.
"Ces italiens recherchent le Papyrus. Cela fait plus d'un an qu'ils cherchent à entrer en cachette dans la pyramide, mais à chaque fois, les gardes les ont aperçus ! dit Adrienne d'un ton sérieux.
- Comment savez-vous tout cela ? questionna Lara.
- N'oubliez pas que je suis le guide de la pyramide, c'est moi qui fais les visites !" répondit Madame Proston. Lara les regarda s'en aller vers la pyramide au loin... Elle se méfiait d'eux ! Antonio l'avait regardée d'une façon bizarre tout à l'heure... Il faudrait être très prudente en allant dans la pyramide !
"Les gardes sont là tout le temps ? demanda-t-elle.
- Non ! Un grillage entoure la Pyramide et, le dimanche soir, les gardes ne sont pas là. Le grillage fait 2.50 mètres de haut, et il est fait en barbelé. Personne ne peut entrer." Les deux amies se séparèrent et Lara rentra à l'hôtel.

Le lendemain, Lara mit un short bleu et un haut court à rayures rouges et noires. Elle prit la navette du port d'Alexandrie, pour visiter la pyramide. Une demi heure plus tard, elle arriva devant la pyramide, le soleil brillait très fort et Lara mit ses lunettes de soleil. Sur le grillage, un panneau indiquait :
VISITES LE LUNDI, MARDI, MERCREDI, JEUDI, VENDREDI : de 09h00 à 10h30, de 10h30 à 12h00, de 14h30 à 16h00. Entrée : 50 frs pour les adultes, 25 frs pour les enfants.

Il était tout juste 10h 25. Lara paya, et la visite commença. Ils n'étaient que 8 personnes en tout. Adrienne leur recommanda de ne toucher à rien. D'abord, ils descendirent un escalier en béton. Il faisait très sombre et chacun avait une lampe de poche. Arrivés en bas, 2 passages : un à gauche et un en face d'eux. Ils tournèrent à gauche, l'autre passage étant interdit au public.

"Je me demande ce qu'il y a dans ce passage interdit !" pensait Lara. Le groupe arriva dans une grande salle aux murs gris recouverts d'hiéroglyphes :des dessins égyptiens. Le sol était recouvert de terre, et quelques flambeaux éclairaient la pièce. Un des dessins représentait le Dieu Chacal tenant dans ses mains un objet bizarre en forme de rond avec 2 encoches...
"Quel est cet objet dans les mains d'Anubis ? interrogea notre héroïne.
- Nous pensons qu'il s'agit d'un symbole égyptien, mais nous n'en sommes sûrs qu'à 20 % ! Dans la pyramide, vous pourrez apercevoir à plusieurs reprises ce signe. répondit Adrienne d'un air mystérieux.
- Le Dieu Chacal, appelé Anubis, représentait l'embaumement. C'était lui qui s'occupait des morts. Il les mettait dans de l'eau salée, brûlante, pendant 70 jours. Puis il ressortait le corps et le recouvrait de bandages" continua-t-elle.

La guide appuya sur un espèce de levier, et une porte s'ouvrit. Tous pénétrèrent dans la pièce suivante, petite et sombre, où quelques sarcophages renfermaient des momies.
"Comme vous le voyez, les momies sont parfaitement conservées. Nous avons défait les bandages d'une momie, et le corps était intact".

Ils continuèrent le parcours ; Lara était très intéressée. Un long couloir entièrement recouvert de dessins s'offrit à eux.
"Voici la Déesse Aniba ; nous ne connaissons pas la cause de sa mort. Son tombeau n'a jamais été trouvé." commenta Adrienne en désignant le magnifique dessin d'Aniba. Lara aperçut, sur la robe de la Déesse, un mot égyptien.
"Je crois que tout le monde a vu ce mot, qui signifie courage. Nous nous demandons à quoi servait ce mot." dit Mme Proston en montrant l'écriture.

Ils continuèrent leur chemin ; plus ils descendaient, plus il faisait froid. Lara nota sur son petit carnet le mot "courage" en français et en égyptien. Un nouvel escalier s'ouvrit devant eux. Sur les parois, il y avait encore des dessins bleus, rouges et verts sur un fond beige.

"Comme vous pouvez le constater, les égyptiens adoraient l'art et la sculpture. Si vous voulez voir quelques sculptures égyptiennes, je vous conseille le musée du Louvre à Paris et le British Museum en Angleterre, à Londres. Bien sûr, il y en a aussi en Egypte, comme le Musée du Caire, par exemple. Vous les verrez sur la carte de la Haute et Basse Egypte.

A propos de la Basse Egypte, elle était très riche, et les tiares des Pharaons étaient plus grandes que celles de la Haute Egypte. La Haute Egypte était plus pauvre, car il y avait moins d'eau. Les habitants de la Basse Egypte habitaient au bord de la Méditerranée." ajouta Adrienne en s'arrêtant au beau milieu de l'escalier. Puis ils sortirent de la Pyramide.

La visite était terminée et Lara était aux anges car c'était une superbe pyramide ! Elle rentra à l'hôtel et prépara son repas de midi.

"J'irai chercher cette clé à Paris, au Louvre. Il faut que je trouve la porte qui lui correspond. Je suis certaine qu'elle est dans le passage interdit au public", se dit Lara. Elle regarda sur sa montre quel jour il était. "On est vendredi. Dimanche j'irai dans cette pyramide. Donc, demain matin, je prendrai le premier vol pour Paris. A l'aéroport, je récupérerai ma moto, je rentrerai chez moi et le soir, je me rendrai au musée du Louvre."

Elle appela l'aéroport d'Alexandrie et réserva une place dans le premier vol pour Paris, le lendemain matin à 9 h, vol 17.

Lara mit son bikini noir, prit un petit sac de plage bleu et y mit une serviette et de la crème solaire.

Il faisait chaud sur la plage, proche d'Alexandrie. Lara mit sa serviette sur le sable, son sac en dessous et plongea directement dans l'eau tiède de la mer. Elle alla bien loin, là où l'eau lui montait jusqu'au cou, et fit quelques poiriers, des culbutes et des brasses sous l'eau, ce qu'elle adorait.

"Je regrette de ne pas avoir emmené de masque !" pensa-t-elle.

L'eau était claire, mais on ne voyait pas bien les algues du fond. Les cheveux de Lara attachés en queue de cheval, brillaient au contact de l'eau. Ensuite, Lara se couvrit de crème solaire et se coucha, en regardant autour d'elle. Elle était à côté d'une cabine de surveillance, de laquelle un maître nageur observait le large. Le ciel était clair, l'eau de la mer bleue et les marchands de beignets faisaient leur travail avec zèle. A 16h 30, Lara se réveilla et sentit sa peau brûler sous le soleil. Elle se leva, s'étira, et quitta la plage. Le soir, elle décida de rester à l'appartement et de regarder un film à la télé. Elle prit une douche fraîche et s'habilla d'un joli peignoir bleu avec une ceinture vert clair. Elle saisit son magazine "Sur les plus beaux monuments du monde" et lut avec attention. les articles concernent le Louvre, la Tour Eiffel, l'Arc de Triomphe, le musée du Caire, la Statue de la Liberté, l'Eglise St Sophie...

CHAPITRE III

Le lendemain, après avoir rangé sa chambre, elle prit quelques affaires et notamment une documentation sur Paris. Elle sortit, ferma la porte à clé et se dirigea vers la réception. Lara dit à la réceptionniste :
"Je pars à Paris jusqu'à demain. Merci de me garder ma chambre !"

Elle portait un ensemble de coton noir. Elle avait deux nattes. Une fine mèche de cheveux cachait un peu ses yeux rouge-brun. Lara quitta l'hôtel d'un pas rapide et décidé. Elle prit un taxi pour aller à l'aéroport. Une fois arrivée, elle chercha son billet à la réception et entra dans l'avion. Cette fois, personne ne s'assit à côté d'elle. Elle attacha sa ceinture, et l'avion décolla vers Paris. Lara prit le petit déjeuner dans l'avion. En regardant par le hublot, elle apercevait quelques pyramides, mais ne voyait pas celle d'Anubis, plus au sud. Elle commença à réfléchir sur l'affaire de la clé du Louvre. Il lui faudrait d'abord observer les côtés de la vitrine renfermant la clé. Puis désactiver l'alarme. Elle pensait que la vitrine s'ouvrait non pas à l'aide de clés, mais avec un interrupteur. Pendant le reste du voyage, elle s'occupa, lut, fit quelques mots croisés. L'avion atterrit 2 heures plus tard. Elle sortit de l'avion et alla chercher sa moto dans le parking de l'aéroport. Elle l'enfourcha, et, prit la direction de sa maison...

"Mademoiselle ! Vous rentrez déjà ! dit Edgar en l'accueillant.
- Bonjour Edgar, tout va bien ici ? dit-elle en fermant le hangar.
- Oui, tout va bien !"

Lara avança dans l'allée principale, ouvrit la porte et se dirigea vers sa chambre. "Edgar, veuillez me préparer un café, merci !" lança-t-elle du haut de l'escalier.

Elle pénétra dans sa chambre, posa sa valise sur le canapé couvert d'une fausse peau de léopard et mit son jogging vert avec un haut mauve. Après avoir tranquillement bu son café elle alla dans le jardin, s'échauffa en faisant trois tours de la maison, car c'était l'heure de son entraînement.

Comme elle était en pleine forme malgré son voyage, en courant, elle fit quelques saltos avant, arrière, et retourna dans la piscine. Elle monta sur le plongeoir et fit un poirier avant de se laisser tomber dans l'eau. Puis, elle fit encore quelques plongeons et brasses.

Quelques instants plus tard, vers 13h00, elle s'installa dans son jardin et mangea un délicieux sandwich au jambon frais. Le soleil était au rendez-vous. Lara se sentait vraiment à l'aise ! Elle se reposa pendant une bonne heure et écrivit dans son journal intime. Puis elle mit un short rouge, un débardeur jaune et vert et prit un sac bleu. Elle quitta alors sa propriété et se dirigea vers le Louvre.

L'entrée coûtait 45 francs. Lara passa une petite barrière et se trouva en face de la caissière. Elle était blonde, et portait un haut bleu à manches courtes. Lara paya, et entra dans une grande salle. Le sol était fait de carrelage blanc, les murs recouverts de papier peint. Lara observa attentivement ces derniers. Il y avait des caméras à chaque angle. Elle demanda où se trouvait le quartier Egyptien à l'homme de surveillance. Ensuite, elle pénétra dans une salle sombre qui comportait quelques sarcophages, et, à côté, une petite vitrine avec des objets. Lara se rapprocha afin de mieux voir. Il y avait des vases, des pots et des bijoux. Tout cela était usé par le temps. Et, tout au fond, une petite clé avec des dessins égyptiens. Le bout de la clé était en forme de... rond avec deux encoches ! Lara devina tout de suite que c'était cette clé qu'il lui fallait.

"Bon, maintenant, il faut observer les lasers, le système d'ouverture et les caméras de surveillance" pensa Lara. Alors, elle regarda de part et d'autre de la vitrine : 2 petits trous. C'était sans doute par là que sortait le rayon laser. Puis, elle observa le mur. Une seule caméra pour une pièce aussi petite. Il faudrait couper l'alarme et les rayons laser, faire un arrêt image pour que les caméras affichent une salle vide. Pendant ce temps, Lara pourrait s'emparer de la clé. Alors, elle chercha où se trouvaient les écrans de surveillance et les gardes. Elle sortit de la pièce et se retrouva dans la grande salle blanche. Sur une porte un panneau affichait :
"Cabine de surveillance, interdit d'entrer".

Il y avait un garde à côté. Comment s'en débarrasser ?
"- Il faut trouver le Papyrus ! Sinon, c'est la Mafia qui s'en emparera, Antonio et les autres que j'ai aperçus sur le port. Et une fois qu'ils l'auront, ils prendront la momie d'Aniba et garderont et le corps et le Papyrus ! Si je le trouve, je l'emmènerai chez moi, le lirai et le ferai parvenir au gouvernement égyptien. Je ne vois aucune solution possible. Il va falloir que je pénètre dans le Louvre cette nuit."

Elle retourna dans la pièce dans laquelle il y avait le clé, et regarda s'il y avait un moyen d'y parvenir de l'extérieur. Alors, elle distingua la grille des conduits d'aération. Elle se dirigea vers la sortie et revint devant la porte d'entrée du Louvre. Il y avait deux grilles : une de chaque côté.

CHAPITRE IV

Vers 13h00, elle partit vers le musée, à pied, car la moto était trop bruyante. Elle portait un jogging et un vieux pull. La pyramide était à environ 10 mètres d'elle. Lara se cacha derrière une poubelle et examina les alentours. Personne. Deux gardes faisaient le tour de la pyramide. Elle repéra la grille à côté de l'entrée. Lorsque les deux gardes se croiseraient de l'autre côté du Louvre, elle partirait vite vers la grille. Il faisait sombre, les lampadaires éclairaient la place. Soudain les gardes disparurent derrière l'édifice et Lara s'élança vers la grille. Elle sortit de sa poche un petit tournevis et enleva très rapidement les deux vis. Elle tira la grille, se faufila à plat-ventre dans la bouche d'aération, et referma la grille derrière elle. Puis elle alluma une torche et, l'oeil vif, rampa dans la pénombre.

Le minuscule couloir était recouvert de toiles d'araignées, mais Lara ne s'en préoccupait pas. Enfin elle arriva à une ouverture. Elle poussa la grille, et la petite porte se cassa. Lara, avant de sortir, regarda où elle était et où était la caméra. La salle était sombre, les lumières éteintes. Elle se trouvait dans la grande salle principale, à côté de la cabine de surveillance. Elle regarda les caméras, et sortit du trou. Lara se plaqua contre le mur, la petite boîte noire était juste au-dessus de sa tête. Elle se glissa contre le mur, très prudente, et rentra très vite dans la pièce des gardes. Elle put souffler un petit peu.

Elle se débarrassa des toiles d'araignées qui recouvraient son pantalon, et s'installa sur une chaise. D'abord, elle chercha l'ordinateur principal. Des noms de fichiers sur une écran bleu foncé... Elle choisit le fichier "systèmes de protection", l'écran afficha le nom de chaque salle avec alarmes, lasers et autres. Elle cliqua sur le hall principal, désactiva les alarmes, et bloqua les caméras qui affichaient maintenant la même image. Puis elle cliqua sur la salle de l'Egypte et désactiva les lasers, les alarmes et fit la même opération pour les caméras des autres salles. Ensuite, elle ouvrit la petite vitrine, sortit de la salle de contrôle pour chercher la clé. Avant de partir, elle rétablit toutes les alarmes, caméras, lasers et referma la vitrine. Lara referma la porte, longea le mur et très vite, se glissa dans la petite ouverture en bas du mur. Elle remit la grille en place et arriva à l'entrée. Les gardes étaient juste devant elle mais heureusement ils continuèrent leur tour. Lara sortit, referma la grille avec le tournevis, et, à nouveau, se cacha derrière la poubelle. Après quelques instants, elle se releva et marcha comme une véritable touriste, la précieuse clé dans la poche de son pantalon...

Enfin de retour à la maison ! Lara avait passé une dure journée. Il lui fallait du repos, car le lendemain serait aussi une très longue journée. La pyramide d'Anubis l'attendait ! Sa quête pourrait durer plusieurs jours ! Et à 9h00, elle retournerait en Egypte ; deux longues heures d'avion. Lara mit une chemise de nuit en soie bleu clair et se coucha. Elle commença à rêver : elle était dans la pyramide et des momies l'entouraient. Elles tendaient leurs mains en avant ; Lara était morte de peur. Alors, elle dégainait et tuait toutes les momies. Puis, le massacre fini, elle rangeait ses pistolets, et jetait un regard glacial sur les cadavres. Elle soufflait sur les mèches de cheveux qui tombaient dans ses yeux et continuait sa route, en marchant doucement, une torche à la main... Elle se réveilla en sueur et regarda autour d'elle. La chambre était calme et sombre.

Elle se demanda si les Italiens l'avaient suivi jusqu'à Paris. Non ! Ce n'était pas possible. Elle sortit de son lit chaud et descendit les escaliers, dans la maison sombre. Elle entra dans la cuisine et se servit un verre d'eau fraîche.

"Vite, je vais manquer mon vol !" dit Lara en s'affolant. "Fusil à pompe, pistolets mitrailleurs, couteau, corde, tissus et scotch, je crois que j'ai tout !"

Lara courait dans toute la maison ! Elle sortit, marcha jusqu'à la place du musée du Louvre, et prit un taxi qui l'emmena à l'aéroport. Tout le monde était pressé. Elle prit son billet, courut vers la porte de l'avion, entra et se jeta tout essoufflée sur le premier siège libre. Elle se sentait lasse et voulait essayer de dormir le plus possible. Vers 10 h 30, elle se réveilla, et remarqua qu'un homme était assis à côté d'elle. Il portait une veste, un pantalon et des chaussures noires. Ce devait être sa couleur préférée. Durant la demi-heure restante, il ne lui adressa pas la parole. Lara le trouvait vraiment bizarre. Lorsque l'avion atterrit, pressé, il se précipita dehors et s'installa dans une limousine.

Lara arriva à l'appartement. Il devait être 11h20. Il fallait encore qu'elle achète un sécateur, de la ficelle et des gants neufs. Elle rangea ses affaires dans l'armoire, ferma celle-ci à clé car les pistolets et la clé étaient dedans !

Elle sortit de l'hôtel et se dirigea vers la zone commerciale. Ce fut un grand magasin qu'elle choisit ! Heureusement qu'elle avait appris l'égyptien dans son enfance ! Elle alla dans le rayon "bricolage", y trouva de la ficelle, un sécateur et des gants noirs. Elle arriva à la caisse, paya, et de retour à l'hôtel, mit les gants et la ficelle sur la table basse du salon et le sécateur dans l'armoire. Elle but un café, et prit un frugal repas. Ne sachant que faire, elle se rendit à la plage et s'installa à son endroit habituel, à côté du maître nageur. Il y avait beaucoup de monde dans l'eau, mais Lara n'avait aucune envie de se baigner ! Quelques-uns jouaient au Frisbee à sa droite, d'autres faisaient une partie de volley à sa gauche.

Lara était heureuse à l'idée de son aventure ! Elle adorait le suspens ! Faire des recherches, s'aventurer seule dans les profondeurs de l'inconnu !

Ce soir, cette nuit, demain ou même après demain, elle serait dans l'aventure ! Lara n'etait pas une fille comme les autres. Toutes les filles ne disaient pas : "Demain, je vais voler une clé au Louvre et chercher un Papyrus !" Lara était une femme exceptionnelle, elle savait absolument tout faire, tout contrôler (enfin presque !) Elle était très courageuse et assoiffée de connaissances...

Après avoir passé l'après-midi sur la plage, elle alla prendre une douche, mit un body vert moulant et un short brun très court. Elle se rendit au port et entra dans la navette. Arrivée à la pyramide (fermée le dimanche), elle aperçut une voiture noire. Alors elle se cacha derrière un rocher. La pyramide s'élevait à environ 50 mètres d'elle. Elle vit des hommes entrer dans le monument et sut tout de suite qu'il s'agissait des Italiens. Tout à coup, la camionnette démarra et s'enfuit vers le désert. "Je crois que les Italiens sont depuis très longtemps dans cette pyramide. Il va falloir que je prenne de plus amples mesures pour me défendre. Je prendrai donc des pistolets automatiques supplémentaires" décida-t-elle. Elle observa les côtés de la bâtisse, repartit vers le port et retourna à l'hôtel.

Vers 19h40, elle se prépara doucement à l'aventure. Elle s'enferma dans sa chambre d'hôtel, et s'équipa : elle portait une ceinture noire et des gants de la même couleur. Elle mit également des porte-pistolets pour pouvoir en mettre deux paires : les pistolets automatiques et les mitrailleurs. Elle inséra son couteau dans sa ceinture, et prépara son sac à dos : sécateur, corde, torche, ficelle, tissu , scotch et la clé. Quelques sandwichs, des biscuits et de l'eau. La belle jeune fille s'était transformée en une dangereuse guerrière ! Le temps s'écoulait doucement 20h00, 20h30, 21h00, 21h30, 23h00. L'ultime recherche commençait...

CHAPITRE V

Elle était debout devant la pyramide d'Anubis, inspectant consciencieusement les murs extérieurs. Elle saisit son sécateur, coupa le grillage en bas, et rampa pour passer en dessous. La voilà de l'autre côté. Elle rangea son sécateur dans le sac, et entra dans la pyramide. Il y faisait sombre, frisquet et inquiétant. Lara alluma sa lampe de poche; elle savait exactement où aller. Elle arriva au point d'intersection. Le panneau "passage interdit au public" était toujours là. Elle enjamba la chaîne et continua son chemin dans le couloir lugubre. A sa grande surprise, elle remarqua qu'il s'agissait d'une impasse. Elle s'arrêta et vit une brique qui sortait du mur. Elle appuya et tomba dans un trou.

Elle eut le réflexe de s'accrocher. En dessous, il y avait des pointes hautes de 1mètre environ. Suspendue dans le vide, elle se hissa et accrocha sa corde à la chaîne qui empêchait le public de passer. Elle se glissa le long du trou et descendit juste à côté d'une pointe. Le trou était rond et haut de 5 mètres. Lara se retourna et regarda par terre avec sa lampe de poche. Et elle vit un squelette avec des cafards sur le crâne. Un pic traversait son torse. En regardant les hanches, Lara conclut qu'il s'agissait d'une fille. Elle marcha et vit une serrure. Sa forme ressemblait à un cercle avec deux encoches. Lara s'apprêtait à y mettre la clé quand, soudain, elle entendit un bruit de pas...

Elle se retourna et prit ses pistolets. Elle n'avait pas vu qu'il y avait un autre passage. Une ombre se dirigeait vers elle. Il y eut un tir. Lara se coucha par terre et orienta sa lampe de poche en direction du bruit. Toujours couchée, elle vit un homme pointer son fusil dans sa direction. Elle se releva, et tendit ses bras pour tirer.
"- Que faites-vous ici, jeune fille ?" demanda la voix grave.
"- Je veux d'abord savoir : QUI êtes vous VOUS !!" lança Lara d'un ton dangereux."
- Je vais tirer !"

Mais Lara tira bien avant lui, et il s'affala par terre. Prudemment, les pistolets en main, elle fouilla le cadavre et y trouva un passeport : James OVER, membre des Recherches Top Secrètes Italiennes. (RTSI) Chef : Antonio GRAVISSIMO.

Lara garda la carte avec elle et continua son parcours dans le couloir duquel James était sorti. Elle marcha et arriva dans une grande salle bleue. Le mur du fond était percé de deux portes : une à droite et une à gauche. Lara avança dans la salle éclairée par des flambeaux aux murs. Elle éteignit sa torche, et la mit dans sa poche. Elle pénétra dans la salle de gauche. Un homme lisait un livre. Il n'était pas armé et ne vit pas Lara. Elle s'avança vers lui et tendit ses bras en le visant.

Il sursauta au son de sa voix :
"Qui êtes-vous et que faites vous dans cette pyramide avec Antonio ? Répondez ou je tire ! dit Lara en le menaçant.
- Je dois surveiller cet endroit quand Antonio n'est pas là, répondit-il.
- Et où est-il maintenant ? questionna Lara.
- Il a trouvé le papyrus, ici, dans cette salle et l'a emmené en ALASKA."

Lara comprit que sa clé ouvrait la porte du tombeau. Elle ne pouvait pas laisser cet homme ici. Il pourrait prévenir Antonio de sa présence. Alors, elle le mit hors d'état de nuire... Elle revint dans la salle et passa cette fois par l'autre porte. Environ 8 matelas jonchaient le sol ; sans doute leur dortoir !

Elle rebroussa chemin et revint dans le "trou aux pics". Sa clé ouvrait-elle cette porte ? Elle essaya et (hourra) la porte s'ouvrit !!! La pièce était faiblement éclairée et le sol était en terre. Elle continua, et vit des cordes un peu partout : des pièges. En observant le plafond elle vit des rochers suspendus. Elle avança, les rochers tombèrent les uns après les autres. Lara fit un salto arrière pour éviter de se faire écraser. Elle vit une ouverture au plafond ; pour l'atteindre, elle grimpa sur un rocher. Sa tête dépassait de l'ouverture.

Subitement deux hommes la saisirent par les bras et, sans ménagement, la tirèrent hors de l'ouverture. ANTONIO et son acolyte l'emmenèrent hors de la pyramide et la forcèrent à entrer dans un hélicoptère.
"Où m'emmenez-vous ? Peut-être en ALASKA ?
- Comment savez-vous que le papyrus est là-bas ?
- C'est écrit sur ce panneau ! : ALASKA ! Bande de débiles !" répondit Lara.

CHAPITRE VI

Elle était assise dans la soute à bagages. Les hommes ne lui avaient pas retiré ses armes ! Après avoir voyagé plus de 2 jours, ils atterrirent en Alaska, dans un bâtiment construit sous terre, et dont on voyait juste l'entrée. Quelqu'un entra et conduisit Mlle Croft dans une cabine. Lara était maintenant enfermée. Elle demanda à l'homme qui l'avait conduite ici de lui défaire ses liens. Malheureusement, il n'en fit rien, et il sortit de la pièce. Lara était assise sur un banc en fer. Elle essaya de défaire ses liens avec le fer de la chaise, et y réussit. Elle se dirigea vers la porte en fer, et regarda dans le couloir. Vide, personne. Elle prit ses pistolets mitrailleurs, et tira dans la porte qui s'ouvrit immédiatement. Un homme qui avait entendu le coup de feu vint en courant, mais n' eut pas le temps d'esquisser le moindre geste. En moins de 2, il était mort.

Lara rengaina après avoir soufflé dans ses pistolets. Elle prit un manteau brun d'hiver, car il faisait très froid. Elle ne savait pas à qui il appartenait. Elle sortit de cette pièce, et arriva en plein milieu de la forêt, recouverte de neige. Elle marcha une bonne demi-heure avant de tomber dans une grande mare. Elle voulait aller voir ce qu'il y avait au fond, et au fur et à mesure qu'elle nageait, l'eau devenait de plus en plus chaude. Il y avait un long passage étroit recouvert d'algues. Elle ressortit après l'avoir emprunté. Il y avait une immense grotte. Tellement haute qu'on ne voyait pas le plafond. Il faisait aussi clair qu'en plein jour, et il y avait des fleurs et des rochers gris. C'était très beau ! Lara avança tout étonnée. Elle ôta sa veste car il faisait aussi lourd qu'en plein mois d'août. Elle marcha dans l'immense salle qui lui paraissait infinie. Quelques fois, il y avait des rats et autres bestioles du même genre. Où était-elle ? Il faisait froid et maintenant la chaleur ! Peut être une entrée secrète pour arriver chez les Italiens ? Lara se sentait très bien mais restait méfiante.

Un tigre surgit et se dirigea vers elle. Elle prit immédiatement ses pistolets pour s'en débarrasser. Elle aperçut des traces de pas, et les suivit. Lara arriva devant une porte en bois, très épaisse. Comment pénétrer ?
"Comment êtes-vous sortie de votre cellule ?
Lara se retourna pour voir qui lui parlait.
"- Encore un italien je pense ? Comment ouvrir cette porte ? dit Lara à l'homme en costard blanc. Il fumait un gros cigare et portait des lunettes de soleil.
- Je suis Pinto, un associé d'Antonio. Il vous faudrait cette petite pierre pour ouvrir la porte. Il leva une pierre dorée et la mit en évidence.
- Donnez-la moi ! Et expliquez-moi où nous sommes ! Pourquoi fait-il tellement chaud ?" demanda Lara les mains sur ses armes.
- C'est un petit... clan où nous nous cachons. Cette chaleur c'est grâce à la force du Papyrus ! Nous l'avons depuis longtemps !
Lara visa Pinto, lui demanda le pierre et des explications.
"Angelo et Pablo doivent prendre le Papyrus et le mettre en lieu sûr. Ils doivent le mettre là bas, dans une grotte, avant vendredi, car c'est ce jour-là qu'Antonio ira le chercher. On est mardi ! Ils viennent le chercher ici demain !"

Lara lui prit la pierre et le tua.

Elle essaya d'ouvrir la porte avec la pierre, mais elle n'allait pas. Lara attendit jusqu'a mercredi mais elle s'endormit, cachée derrière un rocher. Lorsque Pablo et Angelo prirent le Papyrus, Lara ne se réveilla pas ! Vers 11h, elle s'aperçut qu'ils étaient déjà partis... Elle ressortit de ce paradis et retourna dans la neige, un manteau de fourrure brun sur les épaules.

Il y avait un autre bâtiment, pas loin. Elle pénétra à l'intérieur et continua d'avancer dans la salle. Deux hommes vinrent. Elle les entendit, les dévisagea et leur tira dessus. Ils n'étaient armés que d'un genre de bâton. Ils sortaient d'un couloir qu'elle emprunta. Alors elle vit un levier qu'elle abaissa. Il y eu un gros bruit.

Elle ressortit, et remarqua qu'un grand ravin s'était ouvert. Elle se pencha et vit plusieurs ouvertures sur les parois du trou gigantesque. Elle se tourna dos au ravin et s'accrocha dans le vide. Il y avait une petite plate-forme sous ses pieds, sur laquelle elle se laissa tomber. Il y avait une porte en face d'elle. Elle entra, et descendit de longs escaliers qui l'amenèrent au fond du ravin. Lara se trouvait maintenant en bas. Tout d'un coup, une panthère surgit d'un endroit sombre. Lara prit immédiatement son couteau et fut renversée à terre. La panthère était sur elle et poussa un grognement qui résonna dans le vide. Un coup de couteau puis deuxième sauvèrent la vie de Lara. Elle se releva, une griffure sur la cuisse. Elle s'assit contre un mur et se reposa un peu.

Lara prit un couloir au hasard. Elle marcha, marcha et rien ne se passa. Elle était entrain de monter. Elle se retrouva dehors, et vit un grand bâtiment sur le sommet d'une montagne. Elle grimpa de rocher en rocher. Soudain, une avalanche. La masse de neige se dirigeait vers elle ! Lara devait agir au plus vite ! Elle vit une plate-forme à sa droite, à 3 mètres à peu près. Elle fit un saut avec élan, et atterrit au bord de celle-ci. L'avalanche passa juste derrière elle. Ouf !! Le bâtiment était encore loin! Elle regarda sa montre : Mercredi 16h30. Elle mangea un sandwich, et bu la moitié de la bouteille avant de continuer sa route périlleuse. La neige craquait sous les pas de la courageuse femme.

Plus que quelques mètres et elle serait arrivée. Voilà, ça y est ! Le bâtiment était gigantesque, gris et recouvert de neige. Elle entra et se colla au mur. Elle entendait des hommes parler. Elle marcha dans leur direction, prit son fusil à canon scié, et prononça ces quelques mots, d'un ton sévère et peu rassurant :
"On se connaît ? Si vous voulez vivre encore quelques temps, répondez à cette question : Que voulez-vous faire du Papyrus ?
- Et vous, que faites-vous là ma p'tite dam' ? répondit l'un des deux garçons.
- Cela fait depuis très longtemps que je n'ai pas utilisé mon... Fusil ! Elle le pointa sur un homme et se rapprocha de lui doucement Et ça ne me dérangerait pas de voir si... s'il fonctionne encore !!
- Antonio dit qu'il détient un pouvoir et qu'il veut s'en servir pour faire ce qu'il veut."

Lara tua l'homme qui avait parlé, car elle n'en croyait pas un seul mot de ce qu'il avait dit.
"Ecoute-moi petit ! Si tu ne veux pas finir comme ton cher ami, dis-moi la VERITE ! Si tu me racontes les mêmes bêtises, c'est ta gueule que je vais démolir ! Pigé mec ?" dit-elle d'un air menaçant, en enfonçant légèrement son fusil dans le coup de l'Italien." Il lui raconta les mêmes histoires de magie, si bien qu'elle le tua d'un coup sec! Alors deux autres hommes arrivèrent par derrière. Elle les entendit et fit semblant de ranger son fusil, mais, au dernier moment, elle se retourna et tira. Un homme tomba, et l'autre la prit par le cou et se mit derrière elle.

Ne pouvant plus se servir du fusil, elle lui donna un gros coup de coude dans l'estomac, ce qui le fit se plier en deux et la lâcher. Elle lui donna comme plat de résistance un coup de genou. Puis, en dessert, elle lui tira dessus, ce qui l'acheva totalement. Elle arriva devant une porte où il y avait un panneau :
"Salle de contrôle du sous marin R.T.S.I" (voir chapitre précédent)

Lara entra, et vola une tenue de plongée. Elle prit un sac imperméable et mit toutes ses affaires dedans. Puis elle saisit des bouteilles d'oxygène afin de pouvoir respirer dans l'eau. Il y avait un grand bassin. Elle plongea, et aperçut le sous marin au loin. Elle le suivit. Il l'entraîna dans un long couloir avec des algues sur les parois. Enfin, la surface. Elle commençait à avoir froid dans cette eau glacée ! Le sous marin continua un peu plus loin, mais Lara sortit avant pour ne pas se faire remarquer. Elle prit ses pistolets et partit vers la grotte par laquelle les hommes du sous marin étaient entré. C'était certainement Pablo et Angelo qui venaient caché le Papyrus dans la grotte comme le lui avait dit Pinto !

CHAPITRE VII

Il faisait très sombre dans la grotte. Elle alluma sa lampe de poche, et distingua des traces de pas sur le sol poussiéreux. Au bout de ce long couloir, il y avait une porte brune. Les traces de pas continuaient sous la porte. Il n'y avait pas de serrure mais un symbole avec 3 empreintes de doits. Un moule que l'on mettait dedans l'ouvrait, et les deux hommes à l'intérieur l'avaient. Lara colla son oreille contre la porte et écouta :

"C'est ici ! Dans cette grotte que nous enfermerons le papyrus. Antonio le cherchera après demain. Il aura le pouvoir !Il gouvernera l'Europe, et même le monde !En attendant, Le papyrus sera ici et personne ne le trouvera !Pas même cette petite garce enfermée dans le bâtiment de prison ! (Lara poussa un petit rire) Pablo ! Ne dis rien à personne sur le faux papyrus, cadenassé pour faire croire aux petits malins que c'est le vrai ! (silence pendant un instant)"
- Je l'ai ! prends-le Angelo !
- Je le mets dans cette cavité !Viens ! On s'en va !"

Lara rebroussa chemin très vite et replongea dans l'eau. Puis elle se cacha derrière un rocher à la surface. Les hommes partirent dans le sous-marin. Lara les suivit. comme la première fois. Il fallait qu'elle élimine Antonio et sa bande. Elle regarda les Italiens de loin et marcha derrière eux. Ils se dirigeaient vers un hélicoptère.
"Attends ! J'ai oublié ma mallette ! dit l'un d'eux.

Lara se précipita dans l' hélicoptère ! Elle se cacha dans une caisse. Elle était pleine de bijoux ! Lara en prit un, un collier en or. Elle pensait, en regardant la merveille, qu'Antonio viendrait le lendemain chercher le Papyrus. Elle avait deux jours pour le mettre hors d'état de nuire. Brusquement, la machine décolla. Vers où ? La question préoccupait Lara. Elle se rhabilla en short brun, body vert et manteau brun qu'elle avait mis dans le sac en plastique lorsqu'elle était allée dans l'eau. Les hommes discutaient d'Antonio, de tout ce qu'il ferait en possession du papyrus. Lara, dans sa caisse regardait tous les bijoux. Ils brillaient tellement que la pénombre de la caisse disparaissait. Le voyage était long. On devait être mercredi vers 23h30. Enfin, ils arrivèrent dans le désert d'Egypte. Lara regarda sa montre : Jeudi 12h00. Elle entendait les ravisseurs sortir et fermer la porte. Elle regarda à l'intérieur de l'hélico. Elle rampait par terre et regarda les personnages s'en aller dans le désert. Elle cassa une vitre avec son poing et suivit de très loin les hommes. Ils étaient habillés en vert. Des habits de camouflage.

Le soir, les Italiens s'installèrent autour d'un feu de camp, et leurs sacs de couchage se situaient derrière eux. Lara était juste derrière une colline, à 2 mètres d'eux. Elle se releva un petit peu pour voir ce qu'ils faisaient. En entendant ce qu'ils disaient, Lara comprit qu'ils devaient donner le moulage qui ouvrait la porte de la grotte à Antonio, pour qu'il puisse chercher le papyrus. Les deux hommes devaient être payés cher pour faire ce travail... Mais soudain...

Lara glissa sur le dos et se retrouva face à face avec les deux hommes qui lui sautèrent dessus. Elle ne pouvait bouger que ses deux jambes, et les utilisa pour leur donner un grand coup dans l'estomac. Ils tombèrent et Lara les tua avec son fusil. Elle chercha le moulage dans la malette, et rebroussa chemin. Elle risquait de se perdre mais elle avait trouvé un plan et une boussole dans la poche d'Angelo. Elle arriva à l'hélicoptère et s'envola vers le Tibet, grâce aux plans trouvés dans un tiroir. Elle essaya de retrouver les bâtiments dans lesquels on l'avait enfermée. Mais l'hélico n'avait plus d'essence...

Au dernier moment, Lara aperçut les immeubles en question. Elle saisit une corde, et sortit de l'hélico qui était en train de tomber, et s'accrocha aux barres en dessous. Suspendue dans le vide, elle accrocha sa corde aux barres et se laissa glisser tout le long. Il devait y avoir 100 mètre entre le sol neigeux et la fille. La corde s'arrêtait à 20 mètres de la terre. N'ayant pas le choix, Lara, suspendue en dessous de la machine qui tombait de plus en plus vite, se laissa tomber. Avec chance, elle tomba dans une profonde mare.

Il fallait qu'elle cherche le papyrus maintenant. Enfin, après tant de recherches ! Elle s'était donnée à fond ! Les hommes, la panthère, l'avalanche le trou aux pics et l'explosion ! L'hélico avait explosé plus loin dans la neige ! Il était temps d'en finir ! Elle entra dans le bâtiment pour reprendre la tenue de plongée et retourner à la grotte. Le moulage était dans son sac. Mais il fallait qu'elle se repose un peu avant. Une semaine ! Elle avait cherché pendant une semaine ! Elle retourna dans le bâtiment. Il faisait chaud dans la salle en métal. Lara chercha du café sous le comptoir. C'était le bar des Italiens. Elle s'assit sur une chaise et but tranquillement. Mais soudain, avec un grand fracas, la porte s'ouvrit et Antonio fit son apparition. Lara lâcha la tasse de café et essaya de prendre ses pistolets, mais Antonio pointa son fusil sur elle.

"Encore vous ! Cela fait depuis deux jours que j'attends le moulage de mes confrères !Donnez-le !Je dois chercher le Papyrus MAINTENANT !"

Lara se leva. Un homme lui tenait les mains dans le dos. Elle ne pouvait pas se défendre. Alors, elle donna un coup de pied dans le genoux de l'homme qui la tenait, et, prévoyante, elle se baissa pour éviter le tir d'Antonio. Elle se jeta ensuite sur ses armes et tua l'acolyte. Elle reprit son calme et marcha en direction d'Antonio, les pistolets à la main."Je te tiens" pensait-elle. Le moulage était sur le comptoir à côté d'elle. Elle était à 10 centimètres de l'homme armé. Elle prit la main dans laquelle il tenait le fusil et la serra très fort. Elle la fit cogner contre un poteau de fer à côté. La main d'Antonio était vide et saignait. Lara rangea ses armes et prit un couteau. Antonio ne pouvait rien faire, sinon il se retrouvait le couteau dans le coeur.
"- Tu n'auras pas le moulage !" Antonio lui donna un coup de poing , prit le moulage, et s'enfuit dans la tempête de neige, la main en sang.

CHAPITRE VIII

Lara était étourdie par le coup d'Antonio. Elle prit une serviette et la mouilla, pour se rafraîchir. Elle se rappelait du cri d'Antonio lorsqu'elle lui avait planté le couteau dans la paume de la main. Elle aurait dû le suivre et le tuer avec les pistolets, mais elle ne voyait rien dehors : il neigeait très fort. Maintenant, il n'y avait plus de temps à perdre. Antonio était dans le sous marin. Lara n'eut pas le temps de se mettre en tenue de plongée. Elle sauta dans l'eau, et suivit le sous marin.

Antonio entra dans la grotte. Lara marchait derrière lui. Il ouvrit la porte en bois. Lara se cacha derrière celle-ci, mais elle se referma. Antonio était en train de prendre le papyrus ! Lara donna plusieurs coups de pieds dans la porte qui céda. Il faisait sombre dans la pièce, et il n'y avait personne, et même pas l'objet tant rechercher. En face, il y avait un autre passage que Lara emprunta. Elle vit la silhouette d'Antonio qui tenait le papier dans la main. Lara courut vers lui et lui sauta dessus. Ils tombèrent tous les deux par terre. Elle était entrain de l'étrangler, mais il lui donna un coup de poing qui la fit lâcher prise. Il se releva, et Lara l'observait couchée parterre, la main sur sa joue enflée. Il avait le papyrus, mais pas la momie ! Sans elle, la magie de l'objet ne fonctionnera pas ! Il s'approcha de la jeune fille et lui donna un coup de pied dans les côtes. Lara cria et cracha un peu de sang.

"Je vais en Egypte, et je trouverai la momie. Tu nous as ouvert le passage du tombeau avec ta clé ! Pour la grotte pleine de fleurs et chaude dans laquelle tu as vu Pinto était juste un peu de magie du Papyrus ! Mais avec la magie de la momie et celle du Papyrus, je te détruirai, Lara ! Je me transformerai et tu ne pourras rien faire ! HAHAHA !"

Lara était énervée et se sentait mal. Mais ce n'était pas la première fois qu'elle se prenait des coups comme cela ! L'année d'avant pendant une autre recherche, elle avait reçu plusieurs coups de pieds dans les hanches. Elle avait peut-être une côte cassée. Antonio partit vers la sortie, mais Lara ne se laissait JAMAIS battre comme cela !Elle prit son pistolet lentement, prise de douleur et étendue sur le sol, et visa le ravisseur.

"Tu ne m'as pas achevée !" dit-elle avec beaucoup d'effort en soupirant.

Et elle lui tira dans la jambe. Il s'écroula. Lara se releva et marcha lentement en boitant, une goutte de sang sur le coin de la bouche. Sa main était posée sur ses côtes gravement blessées. Elle se baissa, prit le Papyrus et retourna dans le bâtiment en prenant le sous-marin.

CHAPITRE IX

Lara était chez elle, à Paris. Elle avait un bandage autour des hanches et une petite cicatrice sur le dos. C'était lundi. Antonio était encore en vie, quelque part dans le monde, et Lara savait qu'il allait revenir un jour lui voler le Papyrus. Elle l'avait enfermé dans sa cave. Une cave scellée, au fond de sa maison, qui renfermait de l'or, des livres d'archéologues, la Dague de Xian, et d'autres objets rares. Elle garderait le Papyrus de peur que tout cela se reproduise un jour...

Mais Antonio reviendrait !...

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