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Les lettres de la mort

Les lettres de la mort, Chapitre 1, par FredRaider, le 05 avril 2007.

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Chapitre 1

Je me nomme Croft, Lara Abbingdon Croft, je vais vous raconter une singulière aventure que j'ai vécu peu après ma confrontation finale avec Amanda Evert et son Entité Inconnue Fétiche. J'étais à Rio de Janeiro et la fête nationale battait son plein, de somptueux feux d'artifice s'élevaient dans le ciel et illuminaient la plage de Copacabana. Oui, le paysage était digne d'une carte postale !
Au large, mon rutilant yacht se trouvait à une place de choix pour contempler le spectacle nocturne. Une foule de personnalités sirotaient un verre de champagne, discutaient, dansaient sur le pont et encombraient les luxueuses pièces de mon somptueux bateau.
Zip et Alister discutaient en charmante compagnie, ils étaient entourés par des étudiantes volubiles en Histoire et en informatique. Winston, mon loyal et dévoué majordome, essayait de répondre à toutes les demandes des invités en matière de rafraîchissements. La nuit s'annonçait particulièrement suffocante malgré la brise marine.
Winston m'avait préparé une ravissante robe de soirée échancrée signée Christian Lacroix et je profitais de ce doux moment de détente et de convivialité. J'essayais d'oublier la Bolivie, Tiwanaku et plus précisément la dernière rencontre avec Amanda Evert.
Sur le gaillard avant, je discutais avec un groupe d'amis des plus hétéroclites dont Katarina Heinstoffen, une riche princesse d'Autriche. L'Etat de Rio avait organisé un tournoi d'équitation couplé à des épreuves d'escalade, il était réservé aux femmes afin de donner à la triomphatrice, une parure de bijoux ayant appartenue à une ancienne Reine Inca. Personnellement, je n'étais pas venu à Rio de Janeiro pour participer au tournoi. Je n'étais pas la seule à réagir ainsi d'ailleurs. Je cherchais l'insolite et l'étrange, parler à des baroudeurs chevronnés qui cherchaient des reliques anciennes à découvrir.
Effectivement, je ne tardai pas à me lier d'amitié avec Sonya, la fille d'un armateur russe qui s'était sauvée de chez elle. Nous nous contentâmes à ce moment-là d'échafauder des plans comme par jeu, car nous n'avions vraiment pas le temps d'établir un projet sérieux, au milieu de toutes ces festivités. Nous nous rattraperions après le banquet de clôture du tournoi de Rio de Janeiro.
Ma petite soirée sur mon yacht se termina d'une façon brutale et si impressionnante que bien des participants en furent dégrisés d'un seul coup. Les récits que l'on fit après coup de cet événement sont extrêmement variés. Certains ont prétendu avoir reconnu des « Petits Gris » ou même le Dieu Jaguar des tribus amazoniennes. D'autres parlèrent d'anges d'une beauté suprême, qui portaient une coupe fabuleuse. D'autres encore virent apparaître Thor, le Gardien d'Asgard, qui frappa l'air de son marteau avec fureur. C'est pourquoi je me limiterai à raconter ce que j'ai vu moi-même et qui peut-être confirmé par tout les autres.
Il y a eut un violent coup de tonnerre qui figea toutes les personnes présentes, puis un flot de lumière ardente embrasa le côté tribord du yacht. Je fus obligée de détourner le regard car mes yeux se mirent à brûler comme le feu. Pourtant l'apparition ne dura pas plus longtemps qu'il faut à un buveur de vodka pour vider d'une seule gorgée son petit verre. Après cela, tout le monde se frotta les yeux, essayant d'y voir quelque chose sur le navire qui paraissait plonger dans l'obscurité malgré les feux d'artifice, les lumières de la cité, les lampes allumées sur le pont et dans les salles. Une odeur étrange planait dans l'air. Le côté tribord du navire parut encore embrasé quelque temps, puis finit par s'assombrir à son tour. On vit alors de la fumée s'élever et des filets d'acier liquéfié glisser vers le bas, le long de la coque et se figer aussitôt. Une partie de la coque bien au-dessus de la ligne de flottaison avait fondu sur une épaisseur d'un à deux centimètres et semblait à présent revêtu d'une couche de vernis, traversé de sillons plus ou moins profonds. Pour finir, on distingua nettement quelque chose qui ressemblait à une inscription, mais dans une écriture inconnue de tous.
Je fus incapable ainsi qu'Alister de déchiffrer cette étrange écriture et plus d'un spectateur finit même par se demander s'il s'agissait vraiment d'une écriture. Néanmoins, j'envoyai des fax et des courriers à toutes mes connaissances universitaires sur l'ensemble du globe. Un professeur émérite de l'université de la Sorbonne, Monsieur Grandorge crut reconnaître une écriture extrêmement ancienne, perdue dans la nuit des temps. Malgré sa curiosité, il tint à rester à Paris ; c'était le seul endroit, dit-il, où il avait sous la main tous les documents nécessaires à l'étude de cette inscription. Quinzaine jours s'écoulèrent encore après cette soirée et l'apparition quand, enfin un fax et un courrier arrivèrent de la part du professeur.
Grandorge avait déchiffré les signes mystérieux. Il s'agissait d'une inscription cryptée en écriture cunéiforme qui daterait de 1000 ans avant Sumer, que les Chamans utilisaient couramment avant l'époque de la Haute Antiquité. Voici la transcription de ce texte :

AGISSEZ VITE
SINON
S'ACCOMPLIRA LE FLEAU DE HUASCAR TUPAY
APPORTANT LA MORT ET UNE
AFFREUSE MALEDICTION
SUR IGUAZU ET ONAS

Iguazu, expliquait Grandorge dans son courrier était bien le nom d'un ancien territoire indien d'Argentine ; et Onas devait être une région ancienne de la province de du Chili. Je donne ici un bref résumé de tous les détails fournis par le professeur. Il avait analysé à fond l'allusion faite au nom de Huascar Tupay et avait fini par trouver quelque chose dans les archives poussiéreuses de la Sorbonne. Huascar Tupay avait vécu à une époque qu'on appelait l'Ere des Chamans. Si l'on en croit les quelques témoignages écrits sur son activité, il était l'un des plus puissants de cette époque, spécialiste d'un magie malfaisante et doué de pouvoirs qu'aucun chaman pouvait prévaloir. Mais ses horribles pratiques magiques et sa soif inextinguible de pouvoir finirent par inciter ses confrères à se rassembler pour essayer de le remettre à sa place et de l'anéantir.
Huascar se moquait de ses ennemis mais en fin de compte, il fut vaincu au cours d'une violente attaque contre sa Tour qui avait émergée par magie en une nuit. On dit que c'est Viracocha lui-même, qui triompha du terrible Huascar, en faisant fondre, les murs extérieurs de la Tour d'où le chaman lançait ces afflictions sur le monde. Huascar et les siens périrent dans la coulée de lave et Viracocha décréta que le nom d'Huascar devait être rayé à tout jamais des annales de l'Empire Inca.
Avant sa mort, Huascar avait lancer une terrible malédiction qui fit frissonner tout le pays y compris Viracocha. Celui-ci faisant preuve de sagesse et de prévoyance établit une relation des évènements futurs et la mit en lieu sûr. Seuls les Chamans pouvaient en comprendre le texte qui tomba dans l'oubli jusqu'à ce qu'il fût parvenu entre les mains de Grandorge. Malheureusement, le temps avait rongé les tablettes ; ils n'étaient plus au complet de sorte que Grandorge ne put expliquer le contenu de la malédiction. Mais il réussit à localiser l'endroit où s'élevait l'ancienne tour de Huascar : un rocher isolé au milieu de la Cordillère des Andes, au pied de la montagne Llullay-Yacu. De toute évidence, la source du mal ne pouvait se trouver que dans ce roc. Mais qui avait apporté le message sur mon yacht ? Qui était capable de faire une chose pareille ? Pour moi cette affaire devait être liée à mon escapade dans la tombe de la Reine Tiwanaku et à l'épée de Viracocha. Ne s'agirait-il pas, par hasard, d'un piège tendu par Huascar lui-même pour affirmer son pouvoir sur un héritier de Viracocha au-delà de l'Espace et du Temps ? Personne ne pouvait répondre à ces questions.

A suivre...

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