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L'oeil du monde

L'oeil du monde, Chapitre 1, par Oliver, MAJ le 15 novembre 2003.

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Chapitre 1

Ma chère Lara,
Je vous remercie grandement d'avoir mis fin aux activités de Pieter Von Eckhardt pour ramener les Nephilims à la vie. Ils auraient été une grande menace. pour moi.
Avec la certitude que nous nous reverrons dans de mauvaises conditions, bien à vous.
N.

- Une bien mystérieuse lettre, Miss Croft, n'est-ce pas ? demanda Winston, son majordome.
- Oui, répondit celle-ci d'un air distrait, en observant non pas la lettre, mais l'arme Chirugaï de Kurtis, le mystérieux jeune homme qui l'avait aidé, ou plutôt l'inverse, elle qui l'avait aidé à vaincre l'Alchimiste Noir, que combattait depuis bien longtemps le Lux Veritatis dont Kurtis était le dernier membre. Mais, il avait disparu, ne laissant qu'une mare de sang et son « boomerang », tout aussi étrange que son propriétaire. Etait-il mort ? Elle n'en savait rien, mais elle en doutait. A Prague, l'arme une fois ramassée, avait réagi comme une note d'espoir sur le destin de Kurtis.
Laissant Winston dans le bureau, elle se dirigea vers sa salle aux trésors, cachée par une porte coulissante, invisible à l'oil inattentif, pour y ranger l'arme de celui qui fut un de ses rares amis. Comme à son habitude, elle fit le tour de la pièce en regardant ses trophées, symboles d'épreuves difficiles : la dague de Xian, les fragments du Scion des Atlantes, les statuettes sculptées dans un météorite, l'Iris... l'Iris, sa toute première découverte, lorsque Werner Von Croy était son mentor... Werner, à cette pensée, elle eut un sanglot ; malgré l'épisode de l'Egypte, dont elle gardait encore de profondes cicatrices mentales, elle lui avait pardonné après l'enterrement de ce dernier. Innocentée du crime, Lara put avoir connaissance du testament, n'ayant aucune famille, Von Croy lui léguait tout ce qu'il possédait : son industrie VCI, son appartement de Paris, celui de Londres et de Vienne, sa ville natale, ses livres... bref tout. Au testament, était jointe une lettre manuscrite où Werner s'excusait pour tout, sa haine envers elle suite au Cambodge, et le tragique épisode égyptien. Il y disait aussi qu'il était fier d'elle pour ce qu'elle faisait, pour ce qu'elle était. Cette lettre l'avait particulièrement touché. Si elle avait su tout cela avant sa mort, peut-être qu'aujourd'hui, il ne le serait pas, mais il était trop tard. Maintenant, elle s'en voulait d'avoir été si froide envers lui ces dernières années.
Ne pouvant s'occuper de VCI, Lara dut chercher quelqu'un pour la suppléer et continuer les recherches établies par Werner et son équipe scientifique.
Elle referma la salle et regagna le bureau. Winston était parti, sans doute pour vaquer à ses occupations. Tant mieux, elle voulait être seule. Elle prit sur un meuble le journal de route de Werner que lui avait confiée Margot Carvier, une amie de Von Croy et une des dernières victimes du Monstrum, ou plutôt d'Eckhardt. Les dernières pages lui avaient été très utiles pour retrouver les peintures d'Obscura ; les recherches et croquis, parfois sur les Nephilims, tout y était... mais en tournant les pages, elle remarqua quelque chose d'étrange : des notes sur l'Iris. C'était impossible. Le carnet que Werner avait consacré à l'Iris avait disparu en 1984, lorsqu'il était suspendu par sa jambe à la plateforme, il était tombé de sa poche et s'était retrouvé au fond d'un petit lac. Qu'est-ce que ces recherches faisaient dans son dernier carnet de route ? En feuilletant le carnet, elle eut sa réponse par une phrase écrite par Werner :
L'exemplaire que possède Lara n'est pas UNIQUE. Il n'est qu'UNE MOITIE d'un objet au pouvoir immense. Quel doit être la puissance de l'artefact complet quand on sait ce qu'une moitié sait faire.
Mais que savait faire l'Iris à part tourner éternellement sur lui-même ? Elle se rappela alors que l'Iris lui avait permis de se télé porter à un autre étage de VCI lorsque elle avait été le récupérer et qu'elle était poursuivie par les gardes de Von Croy. Mais à part cette utilité, elle n'eut pas le temps de s'attarder sur les recherches effectuées sur l'Iris.
« Faudra faire un tour à VCI pour en savoir plus, pensa-t-elle. Heureusement je ne devrai plus passer par les conduits de ventilation. »

- Miss Croft, Miss Croft, cria Winston, venez vite. Quelqu'un desire vous voir.
Lara sortit de son bureau et se précipita dans le hall d'entrée où elle vit un homme, grand, maigre, vêtu d'un costume noir. Il était chauve et ne bénéficiait de l'usage d'un seul oil, l'autre étant parcouru par deux cicatrices s'étendant de son front à sa joue.
- Bonjour Miss Croft, je suis enchanté de faire votre connaissance, dit-il d'un ton calme et posé, mais contrairement à son aspect frêle, bien que son visage eut un aspect plus féroce que le reste de son corps, sa voix était assez grave.
- Moi de même, Monsieur,... euh Monsieur ?
- Rouzic, Luther Rouzic, je suis bibliothécaire honoraire aux archives municipales de Prague et également...
- Oh, le coupa-t-elle, et que me vaut votre visite monsieur le bibliothécaire ?
- Et également, reprit-il, le gardien de la Galerie des Trophées.
- Oh, répéta-t-elle, et que me vaut votre illustre visite, alors que cette histoire est terminée pour moi ?
- Visite de courtoisie, tout simplement. Je voulais vous remercier pour avoir enfin supprimer Eckhardt, et ainsi anéantir le Dormeur.
- Je ne vous ai pourtant pas rencontré dans la Galerie ?
- C'est parce que je n'y étais pas, ce qui entre nous est très rare, lui confia-t-il. Mais grâce vous je ne dois plus la garder et je vais enfin pouvoir vivre normalement.
- Au fait, est-ce vous qui m'avez envoyé cette carte de remerciement pour avoir mis fin à la vie d'Eckhardt ?
- Une carte ? Non, mais les personnes connaissant Eckhardt sont rares,... surtout après votre intervention, ajouta-t-il avec une pointe d'amusement dans sa voix grave.
- Peut-être, mais il doit en rester au moins un : un grand chauve baraqué.
- Ah oui, Gunderson. En ce qui concerne votre carte, dit-il en l'observant de son unique oeil, je pense pouvoir dire qu'elle a été rédigée par une femme.
- Une femme ? La seule que j'ai vu c'était Boaz, et là où elle est maintenant, elle ne peut plus écrire. Était-elle la seule femme ?
- Bonne question, la Coterie était aussi secrète que le Lux Veritatis, mais ne parlons plus d'eux, je vous en prie, ils font partis du passé.
- Pas tous, murmura-t-elle en pensant à Kurtis.
- Pardon ?
- Rien, mentit-elle, il va bientôt faire nuit, j'espère que vous resterez ?
- C'est proposé si gentiment,. et comme mon avion ne part que dans deux jours, j'accepte avec joie, dit-il en souriant, ce qui donna à son visage un aspect plus horrible.
- Bien, alors dîner à huit heure, Winston va vous préparer la chambre d'ami au rez-de- chaussée. Si vous voulez, vous pouvez faire un tour dans ma bibliothèque privée.
- Avec plaisir, vous devez avoir quelques raretés...

La conversation s'acheva là. Au soir, ils dînèrent dans le petit salon, et Luther ne cessa de complimenter Winston pour l'excellent repas qu'il avait préparé. Plus tard, ils firent un tour dans le jardin, parlant de choses et d'autres, mais Rouzic remarqua que Lara avait la tête ailleurs :
- Eh bien, vous pensez encore à Kurtis Trent, lacha-t-il.
- Oui, avoua-t-elle.
- Vous savez, j'ai connu son père, c'était un très grand ami, il m'arrive encore de penser à lui, après tout, c'est humain. surtout quand on sait comment il a été tué, dit-il en frissonnant.
- Bonne nuit, Mr Rouzic, dit-elle subitement, pour mettre fin à cette conversation qui commençait à la mettre mal à l'aise
Elle s'éloigna, laissant Rouzic seul dans le jardin.
- Ne vivez dans le passé Lara, lui cria-t-il, ce n'est pas bon. Non, ce n'est pas bon et pour personne, ajouta-t-il pour lui-même.

Tout le monde dormait dans le manoir Croft, il y régnait un silence étrange, comme dans un tombeau. Mais aux alentours de la propriété, il y avait une certaine agitation. Cinq personnes s'étaient rassemblées à l'entrée et semblaient attendre, c'est alors qu'une dizaine de minutes plus tard, un sixième homme arriva et annonça que le système de sécurité était coupé. Ils entrèrent alors par l'entrée principale qui ne leur offrit aucune résistance et se déployèrent dans le manoir ne faisant aucun bruit, tel des fantômes. Pourtant, quelque chose réveilla Rouzic : il sentait des présences étrangères dans le domaine. Il se concentra, et quelques instants plus tard, trois hommes sortirent du manoir en courant, effrayés. Puis deux autres firent de même. Le dernier résista, il était plus coriace. Rouzic sortit alors de sa chambre et arpenta les couloirs à la recherche du sixième homme. Il l'aperçut enfin, il était là entrain de fouiller quelque chose sur le mur, comme si il cherchait un objet rare. Mais ce n'était pas ce qui l'intriguait, non, ce qui l'intriguait, c'était que la personne était Gunderson, avec son manteau de militaire. Luther se concentra à nouveau et comme par magie, Eckhardt venait d'apparaître aux côtés de Gunderson.
- Alors, tu cherches quelque chose ?
Surpris d'entendre une voix familière, Gunderson sursauta et tira un 9 mm hors de son manteau.
- Vous ! Ici ! Mais c'est impossible !
- Pourquoi cela ? Je suis immortel, l'aurais-tu oublié ?
- Mais elle vous a tué, hurla-t-il.
Eckhardt ne dit rien, mais il approcha sa main gantée vers le visage de Gunderson. Paniquant, il tira trois coups. Tous passèrent au travers, mais Eckhart ne bougea pas. Gunderson recula, trébucha sur une petite table, et parvint à s'enfuir. À ce moment, Lara arriva, essoufflée mais armes aux poings et vit Eckhardt entrain de se dissoudre dans l'air. Elle tira deux coups, mais il ne se passa rien : il avait disparu. Rouzic surgit alors du couloir.
- Vous l'avez vu ? demanda-t-elle, haletante.
- Qui donc ?
- Eckhardt ! Il était là ! Je l'ai vu, je ne suis pas folle.
- Voyons, il est mort. Mais je vous rassure, vous n'êtes pas folle : c'est moi qui l'ai fait apparaître pour chasser les intrus.
- Apparaître ! s'exclama-t-elle, incrédule.
- Voyez-vous, les Lux Veritatis me surnommait 'l'Illusionniste', car j'ai le pouvoir de faire apparaître aux gens la personne qui les terrifient.
- Mais qui peut avoir peur d'un mort que personne ne connaît ?
- Eh bien, malgré sa fidélité envers son maître, il avait peur de finir comme Muller et Boaz. Pauvre Gunderson !
- Que faisait-il ici ?
- Je ne sais pas, il fouillait le mur là.
- Il cherchait ma salle aux trésors, en conclut-elle, mais pourquoi ?
Que se passait-il ? Pourquoi voulait-on la voler ? Qui a écrit la mystérieuse carte ? Toutes ces questions se bousculaient dans sa tête. Depuis la mort de Von Croy, elle semblait perdue dans ses pensées et maintenant avec tout ces événements qui se produisaient chez elle, elle ne savait plus où donner de la tête. Heureusement, le reste du séjour de Luther se passa sans problèmes. Curieuse, Lara lui demanda comment il avait fait apparaître Eckhardt, et il lui expliqua tout depuis le début : son entrée dans l'ordre du Lux Veritatis, son apprentissage avec son mentor. Il lui apprit que chaque membre de l'Ordre avait un pouvoir spécial, et il en énuméra quelques uns (télékinésie, télé transportation par la pensée,...). Il lui raconta sa mission d'espionnage de la Coterie, comment il avait infiltré le Strahov en devenant directeurs des archives, ce qui lui permettait de garder un oil sur l'avancée de la Coterie dans ses vaines tentatives d'entrer dans la Galerie des Trophées. Il lui parla de tout, sauf de Kurtis, sachant que c'était encore un sujet douloureux pour la jeune femme.
Sur le peu de temps qu'ils passèrent ensemble, Lara et Luther devinrent de bons amis, chacun étant étonné par les connaissances de l'autre. Le moment de la séparation arriva, mais ils se promirent de se tenir au courant des évènements « étranges », ce que Lara espérait ne pas voir arriver.

Au même moment, Gunderson traversait un couloir sombre, en pensant à ce qui lui arriverait dans quelques instants : sa mission du manoir Croft avait échoué et son patron n'en serait pas ravi. Il arriva enfin face à la double porte qui s'ouvrit, dévoilant une pièce immense et somptueuse. Son patron était là, assis dans un fauteuil en cuir noir, auprès d'un feu qui reposait dans une cheminée aux proportions de la pièce.
- Alors ? Vous l'avez ?
- Non, et j'en suis profondément désolé...
- Pas autant que moi. Et vous pensez que je vais tolérer cela ?
- Je vous en prie, ne me tuez pas, supplia-t-il.
- Qui m'en empêcherait ? Personne. Pourtant, contrairement à Eckhardt, je ne tue pas au premier échec, énonça froidement la voix. Je vais vous charger d'une autre mission : vous partez pour le Pérou dans quatre heures. Ne me décevez pas une seconde fois, c'est compris ?
- Je ne vous décevrai plus Madame, c'est promis.

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