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Le test de PC Player

Novembre 1996
Par Christophe Pottier

Tomb Raider n'est peut-être pas le titre qui va révolutionner le monde micro, pourtant il dispose de tous les arguments pour s'affirmer comme l'un des gros jeux d'aventure de cette fin d'année. S'inspirant de plusieurs concepts qui ont déjà prouvé leur efficacité tant commerciale que ludique, Tomb Raider est en plus doté des dernières innovations techniques.

Tomb Raider retrace les aventures de Lara Croft qui n'est autre que la digne incarnation d'Indiana Jones. En effet, le scénario et l'action ne sont pas sans rappeler cette saga cinématographique qui a marqué les années 80. Issue de la haute société anglaise, Lara découvre après un périple dans l'Himalaya qu'elle est faite pour les voyages, l'action et l'aventure plus que pour les robes du soir et les réceptions mondaines. Reniée par sa famille, elle se consacre à l'étude des civilisations anciennes et rédige des ouvrages afin de financer ses diverses expéditions. Après avoir accumulé de nombreuses connaissances archéologiques, elle est contactée par une organisation afin de retrouver le Scion, une ancienne relique d'une valeur inestimable qui aurait, dit-on, des propriétés magiques. La perspective des hauts contreforts andins est suffisante pour la convaincre de vérifier ses deux pistolets et d'enfiler un short colonial et un tee-shirt (ces derniers très moulants). Pas de doute, la svelte silhouette de Lara est bien plus appréciable qu'un gros tas de muscles dans le style Doom ou Duke Nukem. Des Andes, son périple la conduira dans des ruines gréco-romaines, égyptiennes et pour finir atlantes. En ce qui concerne l'action, Tomb Raider fait plus que s'inspirer de Prince of Persia ou, plus récemment, de Flashback à la différence que tout cela se déroule dans un environnement 3D calculé en temps réel. En ce qui concerne la vue, Core design a opté pour le système de caméra qui caractérise Fade to Black, à savoir pas tout à fait subjective.

L'athlétique Lara dispose d'un large registre de cabrioles allant du simple saut au salto arrière. Elle peut en outre s'agripper à des corniches pour s'y hisser à la force des bras ou se déplacer latéralement. Toutes ces actions se jouent bien souvent au millimètre. De fait, les développeurs ont pensé à doter l'interface d'une touche qui permet de calmer l'héroïne et de lui faire effectuer des approches minutieuses. Ce n'est pas de trop car précisons que Lara est tellement speed qu'elle passe son temps à courir au mépris des dangers qui jalonnent les obscurs dédales. La totalité de cette expédition se déroule dans un environnement souterrain, d'une architecture très irrégulière, propice aux sombres recoins et aux plates-formes en apparence inaccessibles. Une touche permet à Lara de jeter un oil autour d'elle mais également vers le haut ou le bas. Pendant son périple, Lara fera aussi une démonstration remarquée de ses talents de nageuse en de nombreuses occasions, l'apnée n'ayant pour elle aucun secret.

Pas pour les p'tits joueurs

C'est essentiellement l'aspect qui prédomine, même si le jeu fait la part belle aux séquences de combat. Le côté action n'est pas très flagrant dans les premiers niveaux au point où ça en devient presque exaspérant. Mais plus on progresse, plus l'adversaire est coriace. Après les chauves-souris, les loups et les ours, on se retrouve confronté à des humains, des fauves, des dinosaures, des mutants... qui, au bout du compte, font regretter la relative tranquillité des débuts. Pour se sortir de ces mauvaises rencontres, Lara dispose d'une paire de pistolets aux munitions illimitées qu'elle peut orienter dans des directions différentes. Cela se fait automatiquement en fonction de la position des ennemis. Hélas, elle a parfois tendance à s'acharner sur un cadavre tandis que deux autres adversaires l'assaillent. Lorsque le pistolet ne sera plus assez efficace, elle pourra compter ponctuellement sur un fusil à pompe, une paire d'uzis ou de magnums en fonction des munitions qu'elle aura découvert au cours de son aventure. Au même titre que Lara, les créatures rencontrées sont toutes à base de polygones et, contrairement aux apparences, les développeurs n'ont, à aucun moment, eu recours à la désormais classique technique de motion capture. Selon la configuration dont vous disposez vous pourrez paramétrer le jeu en haute résolution, ce qui, dans tous les cas, ralentira sensiblement l'animation. Cela dit, c'est un vrai plaisir pour les yeux surtout lorsque l'on voit le souci du détail et la richesse qui caractérisent les décors dignes d'un livre d'histoire. Les quatre mondes, eux-mêmes divisés en seize sous-niveaux, sont entrecoupés de séquences FMV qui font progresser l'intrigue. certes ce n'est pas du niveau d'un roman d'Agatha Christie mais l'ambiance est très plaisante surtout grâce aux bandes son qui prennent le dessus sur les musiques. Bref, l'aspect recherche m'a séduit même s'il s'avère parfois difficile de se retrouver dans cet environnement 3D. A bien y regarder, le dosage entre recherche et action est à mon goût parfait : mais attention, je le répète, les combats ne sont qu'un aspect secondaire de Tomb Raider et la difficulté est au rendez-vous.

Le test

- Graphismes : Très bon.
- Son : Très bon.
- Jouabilité : Très bon.
- Animation : Excellent.

En résumé : Très bon. Difficile de rester insensible aux charmes de l'héroïne et des décors hauts en couleurs et en détails. Un bon investissement à la durée de vie exceptionnelle.

L'avis de Julien

Tomb Raider est probablement la plus grosse farce de cette fin d'année. Le fait d'additionner un médiocre jeu d'action, un jeu de plates-formes imprécis et un jeu d'aventure ennuyeux n'a jamais donné un bon jeu. Certes, son côté exploration-découverte est intéressant, mais il faut payer un lourd tribut pour en profiter : la jouabilité est très moyenne, en particulier durant les combats, très confus. De plus, parfois, on ne voit pas les ennemis sur lesquels on tire à cause de l'angle de vue. Et si j'apprécie le style des graphismes, leur qualité n'a rien d'incroyable. Bref, si ce jeu est unique, c'est seulement parce qu'il a été le premier à m'avoir donné envie de taper sur mon PC.