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A tomber raider

Novembre 1996
Par Milouse, pistolet sur la tempe

Ce soft d'aventure, présenté en mai dernier lors du salon E3, était annoncé comme l'un des titres les plus prometteurs sur 32 bits. Quel est le verdict six mois plus tard ?

Tomb Raider est d'un genre peu exploité sur console : l'action/aventure. On pourrait dire pour résumer qu'il s'agit d'un développement tridimensionnel de célèbres titres comme Flashback, et dans une moindre mesure Prince of Persia 2. Ici, le scénario met en scène une jeune femme dont le goût prononcé pour l'aventure l'a poussée à partir à la recherche d'un étrange objet. Lara, c'est son petit nom, possède ce que le commun des mortels considère comme des mensurations de rêve - qu'elle va avoir l'occasion d'exhiber durant des heures. Le joueur qui la dirige peut lui ordonner des actions, choisies parmi une panoplie classique mais permettant d'admirer en détail la cinématique de la créature.

Premier rendez-vous

Après être passé dans la salle d'entraînement pour se familiariser en douceur avec les commandes (une idée ingénieuse), on peut entamer les quinze niveaux de l'aventure. Ceux-ci se répartissent dans des grottes, une cité inca, en Egypte et enfin dans une mine pleine de surprises. La trame du scénario se tisse lors des scènes cinématiques qui entrecoupent chaque décor. Chaque level est un mélange d'exploration, de combat, et de plates-formes. On peut également y trouver quelques puzzles, souvent concrétises par de gros blocs qu'il faut déplacer pour ouvrir un passage ou créer une marche. La phase d'exploration consiste, dans les vastes niveaux, à trouver des éléments clés qu'il faudra utiliser en d'autres lieux pour ouvrir des portes ou actionner des mécanismes. Au passage, il est utile de se débarrasser d'ennemis aux comportements très réalistes : ours, loups, rats, crocodiles, gorilles... et même quelques momies et dinosaures. Pour cela, Lara dispose de deux pistolets automatiques, à remplacer au plus tôt par des armes plus puissantes (fusil à pompe, Uzi,...).

La déception du second regard

Malheureusement, tous ces ingrédients très prometteurs n'empêchent pas Tomb Raider d'être entaché de défauts notables. Tout d'abord, sachez qu'il faut énormément de patience, pour ne pas dire de self-control, pour progresser dans ce jeu. En effet, le moindre obstacle, même sans intérêt, demande beaucoup de précision dans les commandes. Il devient ainsi assez lourd de faire des va-et-vient dans les niveaux, surtout lorsque l'on tourne en rond totalement désespéré de ne pas progresser ? Une situation qui se répète malheureusement un peu trop souvent, ce qui risque de décourager bon nombre de joueurs. De plus, la position de la caméra qui suit Lara ne permet pas toujours de bien apprécier ce qu'il y a autour d'elle. Le problème ici tient au fait que certains passages dans les parois se révèlent très difficiles à déceler. Les combats très, voire trop, sommaires se révèlent de peu d'intérêt. Lara vise automatiquement tout ce qu'elle voit, et la bataille se résume souvent à courir et sauter dans tous les sens en gardant le doigt appuyé sur la gâchette. Il arrive même que parfois, le retard de la caméra sur l'action aidant, on descende des ennemis sans les avoir seulement vus !

Sous toutes les coutures

Selon l'angle sous lequel on la considère, on peut qualifier la réalisation du jeu d'assez bonne à excellente. Les mouvements de Lara ont bénéficié d'un soin remarquable : elle peut par exemple effectuer un saut périlleux arrière tout en dégainant son arme, et ce, avec une grâce absolue. Les ennemis, affichés en 3D comme Lara, sont aussi très agréables à l'oeil. L'architecture des niveaux est bien plus complexe que ce que l'on a l'habitude de voir, et le style des graphismes parfaitement choisi. Les phases de plongée, assez nombreuses, sont superbes. En revanche, la qualité des textures appliquées sur les murs, assez grossières, se place à des années-lumière de ce que l'on peut voir dans Crash Bandicoot (on regrette d'ailleurs que la version Saturn soit en retrait sur ce point). Côté son, les bruitages apparaissent de bonne qualité, mais seules quelques rares musiques de circonstance viennent rompre le silence pour prévenir d'un danger.

Au final, s'il nous a déçus sur certains points, Tomb Raider fera tout de même le bonheur des joueurs en mal d'action-aventure, et dont la résistance à l'ennui est parfois supérieure à la normale. La note attribuée au jeu a donné lieu à de très longues palabres à la rédac. Nous avons finalement choisi de lui accorder une bonne note, considérant que vous méditeriez les quelques recommandations qui précèdent.

Dis-nous tout, papi

Les origines de Tomb Raider se situent très loin. Parmi les titres notables de l'action-aventure, Montezuma Revenge's sur Colecovision (1) remonte au début des années 80. Il fallait traverser des tableaux à la recherche d'armes et de clés, en évitant des pièges tordus. Plus tard, Prince of Persia (2), Another World et Flash Back (3) ont pris la relève. Aujourd'hui, la 3D est à l'honneur comme dans l'excellent Fade to Black.

Des players sous le charme

WOLFEN : « Tomb Raider est tout simplement excellent. Comme le dit le créateur du jeu, progresser avec une héroïne bien balancée est quand même plus agréable que diriger de gros rambos tout pleins de muscles ! Certes, Tomb Raider aurait gagné à proposer plus d'action mais l'aspect recherche tel qu'il est proposé - typiquement à la Flashback - suffit à lui seul à me faire craquer. »

ELWOOD : « Le problème avec un soft tel que Tomb Raider, c'est qu'il laisse tout le modne béat d'admiration dès le premier coup d'oeil. Mais une fois que l'on se met à jouer, on peut en revenir et ne pas accrocher à l'action, spéciale. Pourtant, le jeu m'a vraiment éclaté. Ce principe d'avancer en tâtonnant, en prêtant attention à chaque saut, et surtout d'évoluer dans un univers 3D si foisonnant, m'a pleinement conquis. Ça change des jeux trop speed où l'on n'a pas le temps de s'imprégner de l'ambiance des décors. Donc je persiste et signe en affirmant que Tomb Raider est une vraie éussite... mais je conçois que l'on puisse ne pas accrocher ! »

Note : 90%
- En résumé : Tomb Raider est un jeu complet comme on en voit peu sur 32 bits. Son manque d'intensité le réserve toutefois aux aficionados du genre.
- Graphisme : 89%
La très bonne architecture des niveaux rattrape l'absence de finesse.
- Animation : 93%
L'héroïne est animée avec classe et la fluidité est remarquable.
- Son : 85%
De bonne qualité. On en profite malheureusement trop peu souvent.
- Jouabilité : 75%
Elle constitue l'un des plus gros défauts du jeu, mais n'est pas insurmontable.